C’est une maladie commune à tous les pays riches. Les systèmes de santé sont en crise. Et celui de la Suisse ne fait pas exception, même s’il résiste mieux que les autres. Imaginée pour répondre à des pathologies aiguës et simples, l’organisation actuelle des soins a du mal à se réinventer pour prendre en charge des patients qui souffrent de maladies multiples et de longue durée. Institutions, soignants, politiques : de partout, des idées germent pour changer. Mais au final, rien ne bouge et les débats sont polarisés. Ils sont pris dans des corporatismes professionnels forts entre les métiers du soin, entre ceux qui exercent en ville ou à l’hôpital, entre salariés et libéraux, entre représentants syndicaux et leurs bases, entre universitaires et non-universitaires, et même entre générations, laissant la place à autant de divergences d’intérêts. A défaut d’une vision partagée, c’est souvent un quasi-statu quo, souvent considéré comme la moins risquée des postures, qui s’impose même si elle est parfois la seule dont il soit certain qu’elle ne peut perdurer. A quelles conditions sortir de la sidération face aux bouleversements qui arrivent et renouer le dialogue entre soignants pour trouver des solutions pour demain ? C’est à cette question que cherchera à répondre la table ronde politique des Assises de cette année.
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